Les 3 armes du champion : Anxiété, confiance et motivation !

Une certaine marque de chaussures lançait une belle campagne à l’occasion du marathon de Paris 2013. Elle mettait  en scène tous types d’athlètes. Un des slogans en particulier mentionnait « je suis fait de tous les jours que vous ne voyez pas, pas seulement de celui que vous voyez ». Il est vrai que le sport peut avoir une dimension très sensationnelle. Surtout quand on se positionne en spectateur, à l’affût du triomphe des compétiteurs. Les performances, le charisme, les émotions, les coups de cœur ou les coups de gueule des athlètes font vibrer et donnent souvent envie de s’y mettre ! Pourtant, il y a une dimension bien plus intérieure derrière tous ces aspects spectaculaires. Quelles sont les 3 armes du Champion ? Savons-nous vraiment ce qu’il se passe dans la tête des athlètes de haut niveau ?

Une étude récente menée par le Dr. Michael Young cite que la différence entre un « bon athlète » et un « athlète élite » se situe au niveau du mental. Le mental ? Vaste aptitude, n’est-ce-pas ? Concentrons-nous alors sur 3 qualités essentielles qui le constituent. Les fameuses 3 armes du champion : la confiance, l’anxiété et la motivation.

Les 3 armes du champion pour performer

1/ La confiance en sa capacité de gagner

Le Dr.Young  souligne une étude réalisée sur des athlètes de niveau international mettant en évidence un niveau de confiance en soi élevé chez 90% des champions. Premiere des 3 armes du champion, la confiance en soi étant par définition « l’assurance, la hardiesse, le courage qui vient de la conscience que l’on a de sa valeur, de sa chance » (Larousse).

Comment les athlètes de haut niveau parviennent-ils à construire cette qualité en or ? « La confiance résulte généralement d’une capacité chez les athlètes à anticiper leur succès dans un évènement à venir. Cette aptitude à visualiser la réussite est en réalité l’indicateur le plus significatif de confiance », précise Young.

Jimmy Connors, ancien n°1 mondial de tennis, partage sa vision de la confiance en soi au regard de cette étude et cite : « Il ne faut jamais être négatif sur soi-même. Bien sûr votre adversaire peut être (plus) fort, votre objectif (très) ambitieux…bien sûr vous pouvez avoir déjà échoué sur un objectif similaire ou avoir déjà été battu par ce même adversaire…mais peu importe, si vous laissez la moindre place à une image négative de vous-même, vous êtes mort. En ce qui me concerne, je vais à chaque match convaincu que je vais gagner. C’est la seule chose qui compte. »

Young explique également qu’au-delà du sentiment de confiance en soi, il est important d’agir comme si la confiance est présente. Même si elle ne l’est pas ! Développer ses capacités de confiance est un objectif extraordinaire pour un athlète. Pour atteindre le top dans un sport (ou ailleurs), c’est une qualité indispensable qui peut alors devenir un cercle vertueux : la confiance entraîne le succès qui renforce la confiance. Jolie perspective…

armes du champion athlétisme

2/ L’anxiété pour cibler la zone d’efficience

Surprenant n’est-ce pas ? Il est bien connu que la plupart des athlètes luttent avec un haut niveau d’anxiété pendant leurs séances intensives d’entraînement et bien sûr, pendant leurs compétitions. En réalité, plus de 50% des compétiteurs requièrent une consultation liée à des problèmes de stress ou d’anxiété lors de rassemblements de niveau olympique. C’est ainsi que le concept de « Zones Individualisées de Fonctionnement Optimal » (IZOF en anglais) est né. L’idée étant de repérer la zone d’anxiété la plus favorable à la performance chez l’athlète. En effet, un peu d’anxiété n’est pas mauvaise, au contraire mais trop, peu nuire.

« Il existe de nombreuses histoires d’athlètes ou d’équipes dont les performances ont été largement affectées par une sous-estimation des qualités de leur adversaire ou inversement, par une peur démesurée de la confrontation à venir » précise le Dr. Young.

Comme toutes les armes du champion, il est essentiel pour un athlète d’apprendre à connaître son état d’avant match ou compétition et de pouvoir se situer sur l’échelle de l’anxiété. Quoiqu’il en soit, la gestion de l’anxiété est quelque chose qui se travaille : « La recherche scientifique a démontré les effets de l’imagerie mentale, de la relaxation et des approches cognitives dans la réduction des symptômes d’anxiété » ajoute le Dr. Young.

La Motivation est essentielle au succès

Commençons par distinguer deux types de motivation pour apporter un peu de nuance à ce terme galvaudé. Il existe la motivation intrinsèque et extrinsèque. Young définit la motivation intrinsèque comme « la capacité propre d’un athlète à atteindre son but. Qu’il s’agisse d’une record à battre, d’une course à gagner ou d’un adversaire à vaincre ». En revanche, « la motivation extrinsèque est la résultante des soutiens apportés par des sources externes tels que la famille, les co-équipiers, les coachs, etc. ». En définitive, la plupart des chercheurs argumente en faveur de la motivation intrinsèque qui prime devant le soutien fluctuant et non contrôlable de ses divers supporters.

Il y a un certain nombre de personnes qui ont le talent nécessaire pour réussir, mais très peu ont réellement la force motivationnelle intrinsèque pour convertir leur talent en succès

Les vrais champions ressentent un fort besoin de « démontrer leur compétences propres et leur détermination. De fait, ils savent s’engager sur la voie de la difficulté et des objectifs ambitieux. Quand ces objectifs sont atteints, les athlètes jouissent d’un sentiment de compétence qui booste leur motivation intrinsèque ».

De manière générale, les champions démontrent un sentiment très fort de confiance en eux. Mais surtout un degré d’anxiété optimisé et une motivation élevée pendant leurs entraînements comme leurs compétitions. Quand ces 3 caractéristiques agissent en synergie, elles font d’un athlète talentueux un athlète fort, déterminé, discipliné à l’esprit clair et positif. Pourquoi ne pas suivre vous-même cette voie? Le développement de ses qualités mentales n’est pas réservé qu’aux élites, bien au contraire. C’est une voie ouverte à tous ceux qui veulent travailler pour développer leurs qualités et leurs forces tout en gérant mieux leurs faiblesses. Quand commencez-vous ?

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